SVT 325COR
2.5. La réaction immunitaire lente
objectif : comprendre dans quelles circonstances intervient cette réaction, quels sont ses acteurs et comment ils agissent sur les microbes.
A) Pourquoi une réaction lente ?
1) Formulez une hypothèse pour justifier dans quel cas aura lieu une telle réaction. Cette réaction aura lieu en
cas d’insuccès de la réponse immunitaire rapide.
2) Votre hypothèse est-elle vérifiée par les informations fournies en haut de la page 90 ? Oui car il y est écrit
que si l’infection se développe malgré la réaction immunitaire rapide d’autres réactions plus lentes se mettent
en place.
B) Les acteurs de cette réaction
1) D’après la figure 2, identifiez ces acteurs. Ce sont des lymphocytes (plus nombreux en cas d’angine).
2) Quel phénomène l’infection a-t-elle provoqué sur ces acteurs ? Leur multiplication.
3) D’après la figure 1, où ce phénomène peut-il avoir lieu ? Le gonflement des ganglions lymphatiques
suggère que la multiplication des lymphocytes y a lieu.
4) La figure 3 vérifie-t-elle votre hypothèse précédente ? Justifiez. Oui, car on voit de nombreux lymphocytes
dans un ganglion lymphatique.
5) L’organisation du système immunitaire favorise-t-elle la rencontre entre ces acteurs et les microbes (figure 5 page 91) ? Justifiez votre réponse.
Oui car la rate, les ganglions lymphatiques et les amygdales (dans lesquels sont situés les lymphocytes) sont
reliés entre eux par les vaisseaux lymphatiques et sanguins (dans lesquels circulent les microbes) :
lymphocytes et microbes sont donc appelés à s’y rencontrer.
6) Que se passe-t-il lors de cette rencontre (figure 4) ? Le lymphocyte reconnaît les microbes grâce aux
antigènes qu’ils portent à leur surface. Cette reconnaissance provoque alors la multiplication du lymphocyte.
7) Quelles précisions la figure 6 apporte-t-elle à votre réponse précédente ? Un lymphocyte d’un certain type
ne se multiplie que si l’organisme a été infecté par un certain type d’antigène. Il y a donc une spécificité entre
un lymphocyte et un antigène.
C) Mode d’action des lymphocytes
On connaît 2 groupes de lymphocytes : les lymphocytes B et les lymphocytes T.
On se propose d’étudier ici leur mode d’action.
1) Les lymphocytes B (page 92)
a) Quelles molécules sont produites par ces lymphocytes ? Les anticorps.
b) Comment la figure 2 prouve-t-elle cette production ? La quantité d’anticorps anti-brucellose évolue de la
même manière que le nombre de lymphocytes B. Ceci prouve que les lymphocytes B produisent bien les
anticorps.
c) Comment appelle-t-on un individu qui possède ces molécules et un individu qui n’en possède pas (fig. 1) ?
celui qui en possède : séropositif ; celui qui n’en possède pas : séronégatif.
d) Comment l’expérience de la figure 1 permet-elle de distinguer ces 2 individus ? Le sérum de l’individu
séropositif (pour la brucellose) est agglutiné par les antigènes de Brucella alors qu’un individu séronégatif
(pour cette maladie) n’est pas agglutiné par ces antigènes.
e) Comment la figure 2 prouve-t-elle que ces molécules jouent un rôle dans l’élimination des microbes ? La
disparition des bactéries a lieu peu de temps après que la quantité d’anticorps ait atteint une valeur maximale.
f) Comment ces molécules contribuent-elles à cette élimination (figure 3) ? Les anticorps se fixent sur les
antigènes des bactéries qui ont été reconnus par les lymphocytes qui les ont produits. Cette fixation forme un
complexe antigène-anticorps (visible lors de l’agglutination). Ce complexe sera phagocyté par les phagocytes.
g) Comment cette figure prouve-t-elle l’action spécifique de ces molécules ? Les anticorps ne se fixent que
sur les antigènes reconnus par le lymphocyte qui les a produit. Ceci prouve leur action spécifique.
2) Les lymphocytes T (page 93)
a) Pourquoi les lymphocytes B ne peuvent-ils pas agir sur les virus ? Les lymphocytes B sont incapables de
reconnaître les antigènes viraux présents à la surface des cellules infectées par les virus. Ils ne peuvent donc
agir sur les virus.
b) Décrire comment les lymphocytes T éliminent les virus. Un lymphocyte T qui reconnaît les antigènes d’un
virus infectant une cellule se multiplie. Chaque lymphocyte issu de cette multiplication, entre en contact avec
une cellule infectée par ce virus, libère une substance qui perfore la cellule infectée et la détruit. Les débris
issus de cette destruction seront phagocytés par les phagocytes.